Outre le fait d’être le vecteur de l’information première, nécessaire et indispensable à la découverte du nouveau système d’information par les utilisateurs, le rôle du formateur ne pourrait se résumer à celui de « guide ». Il doit en effet distribuer et intervertir les rôles afin de réduire les inégalités.
L’échange des responsabilités durant les temps de formation permet que tous passent sous le feu des différentes épreuves, qui elles seules sont à même de le former. Ces différents apprentissages doivent correspondre au plus prés, aux exigences que le système aura envers ses utilisateurs. Ceci induit donc une organisation du travail lors de chaque session de formation, mais aussi et surtout, d’inscrire cette organisation et son évolution dans le temps, afin de coller à l’évolution du projet lui-même.
Cette danse des masques, ou des casquettes, suppose que le formateur soit conscient des rôles de chacun et des attentes les concernant, des délais, des règles à suivre aussi bien internes qu’externes, des niveaux d’exigences, des résultats des uns et des autres… Ces connaissances servent à comparer les groupes entre eux dans le but de générer des micro-synergies, des parallèles, des débats. Elles sont le point de départ et d’expansion des bonnes pratiques.
Dans l’idée (et l’idéal) on passe ainsi d’une simple formation à un apprentissage de la coopération et de la collaboration. Le but étant de glisser, selon les mots de B.Charlier, « d’une communauté d’apprentissage à une communauté de pratiques ».

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