L’approche economique de l’ERP – Pistes pour reduire le budget de l’ERP
15/09/2009 à 14:56

Le budget informatique consacré à l’ERP ainsi qu’aux progiciels plus généralement représente une part importante des dépenses informatiques de l’entreprise. Plus que jamais, les coûts d’acquisition, de mise en œuvre et de fonctionnement (TCO) de l’ERP doivent être maîtrisés et les DSI sont amenés à explorer toutes les pistes possibles pour les alléger.
Les éditeurs ont bien compris l’enjeu. Ils promettent généralement une baisse du coût total de possession TCO) et des bénéfices tangibles pour l’entreprise. Des solutions pré-paramétrées ou verticales développées par certains éditeurs ou intégrateurs fleurissent pour mieux répondre aux besoins d’un métier. Parallèlement, des modèles économiques alternatifs peuvent aujourd’hui compléter voire supplanter les progiciels classiques. Ainsi, l’open source gagne du terrain tout comme le SaaS.

Par Patrick Rahali, analyste, Le CXP

LES ENJEUX
Si la concentration d’acteurs dans un domaine a souvent pour effet de faire baisser les coûts, dans le monde des progiciels, cette baisse n’est pas toujours évidente. De plus, les modes de tarification diffèrent d’un éditeur à l’autre, ce qui rend difficile toute comparaison.

Le TCO (Total Cost of Ownership) ou Coût Total de Possession est devenu un élément d’appréciation fondamental dans les processus de décision concernant le choix des ERP, notamment pour « vendre le projet en interne ». Il figure généralement parmi les trois principales préoccupations des entreprises qui s’apprêtent à déployer un ERP.

Le TCO concerne les coûts d’investissement ou d’immobilisation d’une part, les CAPEX (Capital Expenditure), et d’autre part les charges d’exploitation ou de fonctionnement, les OPEX (OPerational EXpenditure). Calculer le TCO revient en d’autres termes à savoir combien coûte la solution par ligne budgétaire : licences, matériels, assistance, ressources internes, formations, support…

Une étude américaine menée par Panorama Consulting Group portant sur 1300 implémentations dans le monde a établi en mars 2009 que :
• 93% des projets dépassent les délais prévus
• 65% de ces dépassements s’accompagnent d’un dépassement de budget.

Il est donc essentiel de s’intéresser de près au TCO de son ERP. Pour le maîtriser, les dirigeants tout comme les responsables techniques et fonctionnels doivent comprendre l’articulation d’un budget ERP.

La réussite du projet est le premier objectif pour limiter les coûts. Elle réside souvent dans l’adhésion de tous. Pour cela, l’accompagnement au changement et la formation des utilisateurs sont les phases cruciales. L’ERP étant la véritable colonne vertébrale de l’entreprise, toute l’attention qu’il mérite doit lui être portée. Par ailleurs, il est préférable que le projet ERP soit porté par la direction générale.

Outre les aspects organisationnels liés à l’intégration, de nouvelles manières d’acheter, de louer et de consommer les progiciels gagnent du terrain. Ainsi, les solutions verticales, les offres SaaS (Software as a service) ou encore les solutions open source présentent toutes des caractéristiques intéressantes mais aussi des points de vigilances.

Il faut savoir que si le faible TCO d’un ERP est souvent mis en avant par son éditeur, le TCO n’est pas propre à un ERP mais plutôt à un projet. Les éditeurs ramènent souvent le TCO à un nombre d’utilisateurs, à un nombre de salariés, à une fonction etc. Il faut donc savoir de quel TCO il s’agit. BR>

L’ANALYSE DES COUTS
Le coût d’un ERP, comme celui des autres progiciels, ne se limite pas au tarif annoncé par un éditeur. En effet, dans le modèle “classique“, les licences ne représentent qu’une partie du budget d’un ERP (en moyenne 30% environ), le reste étant principalement consommé par les infrastructures, le déploiement et la maintenance. (…)

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